Qualité de l’air au travail : maîtriser les risques professionnels grâce à une ventilation efficace

qualité de l'air

Un salarié respire en moyenne 15 000 litres d’air par jour. Dans un environnement professionnel mal ventilé, cette exposition peut rapidement compromettre sa santé et celle de ses collègues. Au-delà de l’obligation légale, l’assainissement de l’air constitue aujourd’hui un enjeu majeur de prévention des risques professionnels.

Les risques professionnels liés à la qualité de l’air

Des pathologies variées selon les polluants

La pollution de l’air intérieur au travail peut provoquer des effets immédiats ou différés sur la santé. Les troubles respiratoires, les irritations des yeux et de la peau, les maux de tête ou la fatigue chronique sont souvent les premiers signes d’une exposition à des polluants atmosphériques.
Plus grave encore, certaines substances présentes dans l’air peuvent causer des maladies professionnelles. Les poussières d’amiante provoquent des cancers pulmonaires, les vapeurs de solvants affectent le système nerveux, et les particules fines issues de procédés industriels peuvent déclencher des pathologies respiratoires chroniques.

L’impact économique sur l’entreprise

Un air pollué ne nuit pas seulement à la santé des salariés. Il génère aussi des coûts cachés pour l’entreprise : absentéisme accru, baisse de productivité, arrêts maladie répétés et, dans les cas les plus graves, reconnaissance de maladies professionnelles avec leurs conséquences financières et juridiques.

 

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Comprendre les obligations légales de l’employeur

Une responsabilité claire et étendue

L’employeur doit veiller au bon renouvellement de l’air dans tous les locaux auxquels les travailleurs ont accès. Cette obligation va bien au-delà des seuls postes de travail et concerne également les vestiaires, les salles de réunion, les espaces de restauration et tous les lieux fréquentés par le personnel.

Dans le cadre de son évaluation des risques professionnels, l’employeur doit mettre en place les mesures de prévention et veiller au bon renouvellement de l’air dans chaque espace. Cette responsabilité s’applique même lorsque l’entreprise n’est pas propriétaire des locaux qu’elle occupe.

Deux catégories de locaux, deux approches différentes

Le Code du travail distingue les locaux à pollution non spécifique (bureaux, salles de réunion) où la pollution provient uniquement de la présence humaine, et les locaux à pollution spécifique où des substances dangereuses sont émises par les activités professionnelles.
Pour ces derniers, l’employeur doit adopter une démarche de prévention par ordre de priorité : suppression des émissions de polluants ; captage localisé des polluants, au plus près de leur source d’émission ; évacuation des polluants résiduels par la ventilation générale.

Les 5 stratégies d’assainissement pour protéger vos salariés

1. Le rejet simple : efficace mais énergivore

Cette solution évacue directement l’air pollué vers l’extérieur. Simple à mettre en œuvre et à maintenir, elle présente l’avantage d’une sécurité maximale pour les salariés. Son principal inconvénient reste la consommation énergétique, particulièrement en hiver quand l’air extrait était chauffé.

2. Le rejet avec récupération d’énergie : le bon compromis

En récupérant jusqu’à 80% de la chaleur de l’air extrait pour préchauffer l’air entrant, cette solution allie protection des salariés et maîtrise des coûts énergétiques. Les échangeurs modernes (à plaques, rotatifs ou à caloducs) offrent une excellente fiabilité avec un entretien maîtrisé.

3. Le rejet après épuration : quand l’environnement compte

Lorsque vos rejets risquent de polluer l’environnement extérieur, l’épuration devient obligatoire. Cette solution protège à la fois vos salariés et votre image d’entreprise responsable, tout en vous mettant en conformité avec la réglementation environnementale.

4. Le rejet combiné : performance maximale

En associant récupération d’énergie et épuration, cette solution représente l’optimum technique. Plus complexe à surveiller, elle nécessite une maintenance rigoureuse mais offre les meilleures performances globales.

5. Le recyclage : attention aux risques

Bien qu’attrayant sur le plan énergétique, le recyclage de l’air après épuration présente des risques spécifiques pour la santé des salariés. Un dysfonctionnement peut rapidement faire grimper la concentration de polluants dans l’air respiré par vos équipes.

Recyclage : des restrictions importantes pour protéger vos salariés

Substances interdites en pratique

Même si la réglementation ne l’interdit pas formellement, l’INRS déconseille vivement le recyclage pour les substances cancérogènes, mutagènes, toxiques pour la reproduction ou sensibilisantes. Le risque pour la santé de vos salariés est tout simplement trop élevé.

Les conditions d’un recyclage sécurisé

Si vous envisagez malgré tout cette solution, des précautions drastiques s’imposent. Vous devez installer une surveillance automatique permanente de la qualité de l’air, prévoir un basculement automatique vers un rejet de sécurité en cas de problème, et former spécifiquement votre personnel aux procédures d’urgence.
Le concept de « valeur de contrôle » devient crucial : il s’agit de fixer un seuil d’alerte inférieur aux valeurs limites d’exposition professionnelle pour détecter tout dysfonctionnement avant qu’il ne compromette la santé de vos salariés.

Vos obligations de contrôle et de maintenance

Des vérifications régulières obligatoires

L’employeur doit constituer et mettre à jour un dossier d’installation comprenant la notice d’instructions du maître d’ouvrage et une consigne d’utilisation précisant les mesures d’urgence en cas de panne.
Les fréquences de contrôle varient selon les risques. Dans les locaux à pollution non spécifique, un contrôle annuel suffit. Pour les locaux à pollution spécifique, la surveillance s’intensifie : contrôles annuels des débits et pressions, et s’il existe un système de recyclage, contrôles semestriels de la concentration en polluants dans les gaines et de tous les systèmes de surveillance.

Qui peut effectuer ces contrôles ?

Les contrôles peuvent être réalisés soit par une personne désignée au sein de l’entreprise disposant des compétences nécessaires, soit, de préférence, par une entreprise spécialisée ou un organisme compétent. En cas de doute, n’hésitez pas à solliciter votre service de prévention et de santé au travail.

Quand l’inspection du travail intervient

L’inspection du travail peut demander à l’employeur de faire réaliser un contrôle de l’aération des locaux par un organisme accrédité. Cette vérification externe permet de s’assurer que vos installations respectent effectivement les exigences réglementaires et protègent réellement vos salariés.

Votre stratégie de choix en 4 étapes

1. Évaluer les risques pour vos salariés

Identifiez précisément les polluants présents dans vos locaux : vapeurs de solvants, poussières métalliques, fumées de soudage, etc. Chaque substance nécessite une approche spécifique et des moyens de protection adaptés.

2. Choisir la solution technique appropriée

Pour la plupart des situations, le rejet avec récupération d’énergie offre le meilleur compromis entre protection de la santé et maîtrise des coûts. Le recyclage ne devrait être envisagé qu’en dernier recours et pour des polluants parfaitement maîtrisés.

3. Prévoir la maintenance dès la conception

Une ventilation efficace nécessite un entretien rigoureux. Intégrez dès le départ les contraintes d’accessibilité, les coûts de maintenance et la formation de vos équipes aux procédures de surveillance.

4. Former et sensibiliser vos équipes

Vos salariés sont les premiers témoins d’un dysfonctionnement. Formez-les à reconnaître les signes d’une ventilation défaillante et à adopter les bons réflexes en cas de problème.

Conclusion : investir dans l’air, c’est protéger l’essentiel

La qualité de l’air au travail n’est pas une contrainte mais un investissement dans la santé de vos salariés et la performance de votre entreprise. En choisissant une solution de ventilation adaptée à vos risques et en assurant sa maintenance rigoureuse, vous prévenez les maladies professionnelles, réduisez l’absentéisme et valorisez votre image d’employeur responsable.

Face au doute, privilégiez toujours la sécurité : mieux vaut une solution simple et fiable qu’un système complexe mal maîtrisé.

📋 Pour aller plus loin : Consultez le guide INRS ED 657 et le focus juridique sur le contrôle des installations de ventilation sur inrs.fr.

 

Le 30 octobre 2025, Lauguiconcept Zone sud organise avec Jean Michel Gaudin, consultant en filtration de l’air et de ses impacts, une rencontre sécurité pour apprendre à se protéger de l’air que l‘on respire au travail.

 

 

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En bref :

 

Composé de professionnels expérimentés, formés aux environnements sensibles (SEVESO, ICPE, sites pétrochimiques, etc.), le GIMU intervient 24h/24 – 7j/7 sur les situations critiques :

• Pollution accidentelle
• Déversement ou fuite de produit dangereux
• Incendie ou sinistre technique
• Soutien en cas de surcharge des équipes internes

Objectif : stabiliser la situation dans les premières heures, en coordination avec vos équipes et vos procédures d’urgence.

Déployable sur toute la région Normandie, le GIMU agit avec des moyens adaptés : matériels spécialisés, dispositifs de confinement, équipements de protection, kits environnementaux, etc.

Rayon d’action : zone industrialo-portuaire du Havre, Rouen, Normandie étendue

Mobilisation via numéro d’urgence dédié pour les clients sous convention